Ce je ne sais quoi dans votre démarche quelque peu hésitante,
Ce regard profond, voilé d’une certaine tristesse,
Ce regard lointain, qui en dit long, qui raconte l’histoire d’une Vie,
De votre Vie, Madame.
D’une belle Vie, bien remplie avec ses Joies et ses Peines où on entend rire des enfants, les vôtres, Madame, et ceux des autres.
Et vous savez Madame, à quel point c’est magique le rire d’un enfant.
Et vous êtes là, devant moi, magnifiquement belle.
Votre corps qui s’est laissé caresser,
Votre corps qui s’est laissé embrasser,
Votre corps qui s’est laissé aimer.
Ce corps, votre corps, me raconte ce qui est vous aujourd’hui.
Avec pudeur, vous réajustez votre soutien-gorge et délicatement vous arrangez votre bonnet.
Et voilà, c’est parfait.
Personne ne remarquera que vous attendez un rendez-vous pour remodeler votre sein,
Car vous êtes belle Madame.
Vous enlevez le turban aux couleurs tendres qui rehaussait votre teint et vous posez votre perruque sur votre crâne parfaitement lisse.
Vous retouchez légèrement votre maquillage et vous me souriez.
Tout n’est qu’harmonie.
Et lorsque vous passez devant moi, vous me dites :
« A dans trois semaines. »
Vous êtes belle Madame.

……

Annie Micheloud-Rey février 2011